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Observationnel
MelBase

Suivi d'une cohorte nationale de patients atteints de mélanome de stade II, III ou IV résécable ou de mélanome primaire non résécable.

non opérable

cancer

biomarqueur

stade 1

stade avancé

mutation de BRAF

stade 2

stade 3

tumeurs

Volontaire à partir de 18 ans

20 centres investigateurs

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Résumé

La prévention du mélanome peut être efficace, mais la mortalité reste inchangée et 15 à 20 % des patients meurent encore d'un mélanome. En effet, le mélanome métastatique est un cancer hétérogène à mutations multiples. Depuis 2011, des avantages significatifs en termes de survie ont été démontrés avec les anticorps anti-CTLA4 +/- mort programmée-1 (anti PD1), les inhibiteurs du proto-oncogène B-Raf, sérine/thréonine kinase (BRAF) et de la MAP-ERK kinase (MEK). L'amélioration future du pronostic du mélanome avancé reposera sur des études clinico-épidémiologiques et sur des études biologiques visant à valider et à identifier de nouveaux facteurs pronostiques et prédictifs basés sur des données clinico-épidémiologiques et histologiques, des altérations génomiques de l'hôte et de la tumeur, des caractéristiques du microenvironnement tumoral, du profil immunologique individuel et de l'imagerie fonctionnelle. Dans le contexte de la commercialisation de molécules innovantes coûteuses, une collecte prospective de données économiques sur le traitement et la toxicité est nécessaire. De grandes biobanques collectant des données à partir de cohortes de mélanomes avancés sont obligatoires pour de tels projets. MELBASE est une cohorte nationale prospective française recrutant des patients atteints de mélanome avancé dont les objectifs sont de : fournir un panel d'instruments annuel avec une analyse descriptive et corrélative des patients atteints de mélanome avancé en France, y compris les caractéristiques épidémiologiques, cliniques, biologiques et économiques. valider et identifier de nouveaux facteurs pronostiques cliniques, épidémiologiques et biologiques tels que les altérations génomiques de l'hôte et de la tumeur, les caractéristiques du microenvironnement tumoral, le profil immunologique individuel dans le mélanome avancé évaluer le rapport bénéfice/risque, la qualité de vie, le coût de la prise en charge des patients traités avec les traitements validés et futurs. Le projet vise également à définir des biomarqueurs prédictifs de la réponse et de la toxicité, notamment les altérations pharmacogénétiques et génétiques de la tumeur, les caractéristiques du microenvironnement tumoral, le profil immunologique individuel. Les patients ayant un stade II ou III résécable seront recrutés à partir de juin 2023 avec un suivi de 10 ans. Les patients atteints de mélanome primaire non résécable de stade III ou IV (résécable ou non) ou de mélanome primaire non résécable seront recrutés prospectivement depuis mars 2013 avec un suivi de 10 ans (jusqu'à 6000 patients) dans 27 centres français.

Description

Le mélanome est l'un des cancers rares dont la fréquence augmente en France. La prévention peut être efficace pour détecter les mélanomes de bon pronostic mais la mortalité reste inchangée et 15 à 20% des patients meurent encore de mélanome. En effet, le mélanome métastatique est un cancer hétérogène à mutations multiples et très résistant aux traitements conventionnels. Des bénéfices significatifs en termes de survie ont été démontrés depuis 2011 avec les anticorps anti-CTLA4 +/- anti PD1 et les inhibiteurs de BRAF et MEK. En 2019, le traitement du mélanome par anticorps anti-PD1 ou BRAFi+MEKi (dabrafenib+trametinib) a été approuvé pour les patients de stade III. Depuis 2023, en France, le pembrolizumab est également approuvé pour les patients atteints de mélanome de stade IIB/IIC ; ainsi, le traitement adjuvant sera généralisé sans aucune chirurgie du ganglion sentinelle. De plus, les patients pourront également être traités par des thérapies néoadjuvantes (pembrolizumab ou essai clinique) en cas de stade III macroscopique, de stade IV pauci-métastatique ou en cas de stade II rare sans chirurgie. L'amélioration future du pronostic du mélanome avancé reposera sur des études clinico-épidémiologiques ou biologiques pour valider et identifier de nouveaux facteurs pronostiques et prédictifs, également basés sur des données clinico-épidémiologiques et histologiques, des altérations génomiques de l'hôte et de la tumeur, des caractéristiques du microenvironnement tumoral, du profil immunologique individuel et de l'imagerie fonctionnelle. Dans le contexte de la commercialisation de molécules innovantes coûteuses, une évaluation de la consommation des ressources est nécessaire, avec une collecte prospective de données économiques sur le traitement et la toxicité. De grandes biobanques collectant des données à partir de cohortes de mélanomes avancés sont obligatoires pour de tels projets. Ainsi, MELBASE est une biobanque clinique nationale française dont les objectifs sont de : fournir un panel d'instruments annuel avec une analyse descriptive et corrélative des patients atteints de mélanome avancé en France, y compris les caractéristiques épidémiologiques, cliniques, biologiques et économiques valider et identifier de nouveaux facteurs pronostiques cliniques, épidémiologiques et biologiques tels que les altérations génomiques de l'hôte et de la tumeur, les caractéristiques du microenvironnement tumoral, le profil immunologique individuel dans le mélanome avancé évaluer le rapport bénéfice/risque, la qualité de vie, le coût de la prise en charge des patients traités avec les traitements validés et futurs. Si possible, les rapports coût-efficacité seront calculés soit pour tous les patients traités, soit pour des populations de patients sélectionnées (sur la base de critères cliniques ou biologiques, comme les biomarqueurs), afin d'identifier les populations pour lesquelles ces nouvelles thérapies seront les plus rentables. Le projet vise également à définir des biomarqueurs prédictifs de la réponse et de la toxicité, y compris les altérations pharmacogénétiques et génétiques des tumeurs, les caractéristiques du microenvironnement tumoral et le profil immunologique individuel. Les patients atteints d'un cancer résécable de stade II ou III seront recrutés à partir de juin 2023 avec un suivi de 10 ans. Les patients atteints de mélanome primaire non résécable de stade III ou IV (résécable ou non) ou de mélanome primaire non résécable seront recrutés prospectivement depuis mars 2013 avec un suivi de 10 ans (jusqu'à 6000 patients) dans 27 centres français. Les informations collectées dans MELBASE incluront les facteurs cliniques constitutionnels, les facteurs liés au mélanome primaire, les facteurs liés à l'atteinte ganglionnaire antérieure, les informations sur la cinétique tumorale, le stade "American Joint Committee on Cancer" (AJCC) à l'inclusion et après diverses interventions thérapeutiques, les marqueurs sérologiques, génotypage des tumeurs métastatiques (un ou plusieurs sites, un ou plusieurs temps), interventions thérapeutiques (médicales, chirurgicales, radiothérapie et stratégies palliatives) avec évaluation de la réponse, de la tolérance, des coûts directs médicaux, de l'impact sur la qualité de vie, informations sur l'infection et la vaccination par COVID-19, conséquences sur le traitement du mélanome, date du décès, date des dernières nouvelles. Une banque virtuelle de tumeurs collectant des échantillons (optionnel) mentionne les échantillons disponibles stockés dans les Centres de Ressources Biologiques (CRB) de chaque centre participant : mélanome primaire (principalement inclus en paraffine), échantillon(s) métastatique(s) (inclus en paraffine et congelé) d'au moins 1 site à l'inclusion et au cours de l'évolution (en particulier avant la modification du traitement si cliniquement nécessaire), ADN des cellules mononucléaires du sang périphérique, plasma/sérum prélevés à l'inclusion, tous les 6 mois et à chaque nouvelle ligne de traitement pendant 3 ans. Toutes les données seront collectées et organisées dans un entrepôt de données afin de générer des rapports clinico-épidémiologiques, des analyses et un catalogue virtuel de matériel biologique. Le projet MELBASE est conforme à la charte éthique des tumorothèques hospitalières publiée par l'Institut National du Cancer (INCa). MelBase sera également géré par une charte assurant à chaque centre participant l'autonomie de gestion et la disponibilité des données collectées. Un conseil scientifique pluridisciplinaire identifiera les priorités de recherche en fonction de la pratique clinique et des connaissances scientifiques.

Cette étude est proposée par

Assistance Publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP)

Informations sur l'étude réservées aux médecins.

Prenez le contrôle de cette étude si vous en êtes le promoteur.